Responsabilité des parents

On ne peut à proprement parler de la responsabilité des parents dans le bizutage. Mieux vaut parler de leur rôle, de ce qu'ils peuvent faire quand ils soupçonnent que leur jeune a subi ou va subir un bizutage.

Un week-end d'intégration (WEI) est annoncé. Les parents doivent s'assurer :

  • que le jeune sait où il va. Si tel n'est pas le cas, ils doivent interpeller le chef d'établissement pour connaître le programme du WEI. Ce sont bien les parents qui paient !
  • que le jeune peut rester en possession de son téléphone mobile. Dans le cas contraire il faut avertir le chef d'établissement qu'on interdit au jeune de pouvoir communiquer avec l'extérieur.
  • que le jeune pourra dire non si il ressent ce qu'on lui propose comme humiliant, dégradant ou dangereux. Dans ce cas lui conseiller d'inciter d'autres jeunes à refuser avec lui pour ne pas être complices.

Lorsque les parents soupçonnent des faits de bizutage, ils doivent immédiatement interpeller le chef d'établissement et alerter le  Comité National Contre le Bizutage.

Le jeune va mal ? il veut quitter l'établissement ? Peut-être a-t-il été victime d'un bizutage mais il ne peut pas raconter ce qui s'est passé car il a honte, honte d'avoir accepté, de ne pas avoir pu ou su dire non, honte de ce qu'on lui a fait subir.

Ne pas hésiter à lui parler. Prendre contact avec des parents, des camarades dans la même situation et réunir des témoignages, alerter le chef d'établissement, le médecin scolaire, le  Comité National Contre le Bizutage.

Si le jeune a été bizuté, le chef d'établissement devra être informé du nom de tous les élèves ayant participé au bizutage et connaître précisément les faits pour pouvoir saisir le procureur de la République et engager les poursuites disciplinaires à l'encontre des bizuteurs et de leurs complices.

​Sans dépôt de plainte, le bizutage continuera et fera d'autres victimes.

Parents, brisez la loi du silence pour faire cesser les humiliations dont vos enfants sont les victimes.