Le rôle des parents

Restez toujours vigilants et agissez en fonction de la situation.

1- Un week-end d’intégration (WEI), une soirée d’intégration sont annoncés

Assurez-vous que :
– le jeune sait où il ira. Si tel n’est pas le cas, il faut interpeller le chef d’établissement ou l’encadrant pour connaître le lieu et le programme du WEI ou de la soirée d’intégration. Ce sont bien les parents qui paient !
– le jeune doit rester en possession de son téléphone. Dans le cas contraire, c’est qu’on lui interdit de communiquer avec l’extérieur, avertissez alors le chef d’établissement ou un encadrant.

Incitez le jeune à dire non s’il ressent ce qu’on lui propose comme humiliant, dégradant ou dangereux. Lui conseiller, si le cas se présente, de se regrouper avec les jeunes qui partagent ses réticences pour pouvoir refuser.

Soyez attentifs à certains signes qui peuvent laisser penser qu’il s’agira d’un bizutage si on demande au jeune :
– De répondre à un questionnaire « bizarre » ( alcool préféré, position préférée…)
– de se munir de vêtements qui ne craignent rien, d’apporter de l’alcool.
– de signer une décharge de responsabilité en cas d’accident (aucune valeur juridique)

Si vous pensez qu’il peut s’agir d’un bizutage, contactez immédiatement l’établissement et le  Comité National Contre le Bizutage pour que le WEI ou la soirée d’intégration soient interdits.

2- Après la rentrée

Le bizutage est un phénomène lié à la rentrée mais il peut se poursuivre tout au long de l’année.

Le jeune va mal ? il veut quitter l’établissement ?
Peut-être a-t-il été victime ou est-il victime d’un bizutage. Il ne peut pas raconter ce qui s’est passé ou ce qui se passe car il a honte, honte d’avoir accepté, de ne pas avoir pu ou su dire non, honte de ce qu’on lui a fait subir ou de ce qu’il est en train de subir.
Peut-être a-t-il été témoin de scènes traumatisantes. En particulier les filles qui sont souvent victimes d’actes à connotations sexuelles.

Encouragez-le à parler, écoutez-le, ne portez pas de jugement sur son incapacité à dire non, ne minimisez pas les actes subis pour vous rassurer. Dites-lui que dénoncer un bizutage ce n’est pas être « une balance » et que dénoncer un délit est le devoir de tout citoyen.

Essayez de prendre contact avec des parents, des camarades dans la même situation, réunissez des témoignage, alertez l’établissement et rapprochez-vous du Comité National Contre le Bizutage.

Attention aux internats, lieux qui facilitent le bizutage (alcoolisation, coups, actes à connotation sexuelles en direction des garçons comme des filles…).

3- Le jeune a subi un bizutage

L’établissement devra être informé du nom de tous ceux qui ont participé ou participent au bizutage, et connaître précisément les faits pour pouvoir saisir le procureur de la République et engager des poursuites disciplinaires à l’encontre des bizuteurs et de leurs complices.

Penser à faire établir des certificats médicaux attestant de sévices physiques et/ou psychologiques.
Envisager de porter plainte en concertation avec le jeune. S’il est majeur c’est le jeune qui doit porter plainte.

Pour se reconstruire le jeune aura peut-être besoin d’un soutien psychologique.

Sans dépôt de plainte, le bizutage continuera et fera d’autres victimes.
Parents, brisez la loi du silence pour faire cesser les humiliations dont vos enfants sont les victimes.