Non au bizutage

Vous pouvez être confronté au bizutage comme bizuteur, bizuté ou témoin. Dans tous les cas il faut dire non, résister et dénoncer le bizutage.

Attention

Nous sommes tous vulnérables à la manipulation. Il est très facile de se faire embarquer là où l’on n’aurait pas voulu aller.

« Le principe même du bizutage est de donner l’illusion qu’on ne peut pas y échapper. »
Samuel Lepastier

Refusez

  • les opacités
    N’acceptez jamais de vous engager sans savoir très précisément ce que l’on va vous proposer.
    Pour les week-ends d’intégration : Exigez que vous soient communiqués le programme et le lieu des « réjouissances ». Vous devez toujours être joignable et vous devez toujours pouvoir communiquer avec l’extérieur.
  • tout ce qui vous semble suspect, vous déplait, vous gêne, même si vous avez l’impression d’être seul dans votre cas, même si cela ne vous semble pas bien grave.
    N’ayez pas peur de paraître lâche. Ce sont ceux qui obéissent aveuglément à des ordres illégitimes qui le sont.

Ne cédez pas au chantage

Votre avenir scolaire ou professionnel ne dépend pas de votre obéissance aux anciens.

Malgré les apparences, rien ni personne ne peut vous forcer à accepter un bizutage.

Dire non c’est difficile mais possible

Même quand les pressions sont trop fortes ou trop habilement menées.

Si vous pensez que vous allez être confrontés à un bizutage, personne ne peut vous obliger à vous taire pour empêcher qu’il n’ait lieu. Au contraire il faut en parler aux autres jeunes, à vos parents, à un encadrant sportif, au responsable ou au chef d’établissement.

Prenez contact avec CNCB qui pourra intervenir pour en demander l’interdiction.

Brisez la loi du silence

Et si vous n’avez pas su ou pu dire non, n’ayez pas honte de dénoncer les faits dont vous avez été victime.
La victime pense qu’elle finira par oublier ce qui lui est arrivé, ce n’est pas vrai. Elle n’oubliera pas mais elle pourra mieux vivre avec, si elle a réussi à mettre des mots sur ce qui s’est passé.
La victime a besoin d’obtenir réparation

Si vous décidez de parler, il est indispensable de donner les précisions suivantes : Date, lieu, noms des personnes en cause, description des faits, photos et vidéos si possible.
Sans ces éléments il vous sera difficile de vous faire entendre.

Et pensez qu’à plusieurs c’est plus facile de dire non.

On ne pourra éradiquer le bizutage que si les parents, les jeunes et les témoins qui y sont confrontés, acceptent d’en parler.

Sans témoignages et sans témoins, ni la justice, ni les ministères concernés, ni les chefs d’établissements, ni les responsables et encadrants du sport ne peuvent sanctionner les auteurs des faits et leurs complices.

Sans témoignages il n’y a pas d’émissions de radio ou de télévision, pas d’articles dans la presse possibles pour sensibiliser et alerter l’opinion publique.

Être témoin d’un bizutage et ne pas intervenir ou se taire c’est être complice des bizuteurs.

N’hésitez pas à contacter le CNCB