Quels moyens d’action pour le chef d’établissement

1- Faire figurer au règlement intérieur de l’établissement l’interdiction du bizutage et les peines encourues en cas de manquement.
Les sanctions doivent être suffisamment graves pour être dissuasives.

2- Rappeler d’emblée aux nouveaux venus que le bizutage est un délit puni par la loi, qu’ils peuvent et doivent refuser toute demande des anciens considérée comme humiliante et qu’ils doivent en informer immédiatement le chef d’établissement. Ou une personne désignée comme référente bizutage.

3- Subordonner tout soutien aux associations étudiantes à leur suivi actif de formations de sensibilisation à la lutte contre le bizutage.

4- Systématiser la signature de la charte de bonne conduite avec les associations susceptibles d’organiser des événements festifs proposée par le MESRI.

5- Télécharger le guide élaboré par le Ministère de l’Enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation  pour favoriser la définition et la mise en oeuvre d’une politique d’établissement permettant l’organisation d’événements sûrs et responsables.

6- Veiller, lors de l’instruction des demandes de subventions aux BDE et/ou aux associations à ce que les projets tiennent compte de la législation concernant le bizutage et l’encadrement des événements d’intégration. 

7- Prévoir la présence de personnel d’encadrement lors des soirées d’intégration.

8- S’assurer que les règles concernant la distribution d’alcool soient respectées et qu’une alternative existe. L’alcool et les substances illicites sont des éléments pratiquement toujours présents dans les bizutages.

Attention, des pratiques humanitaires « blanchissent » souvent les bizutages. Il y a une différence essentielle entre « nettoyer une plage tous ensemble » et « faire nettoyer une plage par les nouveaux sous les ordres des anciens ».