Quels moyens d’actions pour l’encadrant sportif

Faire figurer au règlement intérieur de l’établissement l’interdiction du bizutage et les peines encourues en cas de manquement.
Les sanctions doivent être suffisamment graves pour être dissuasives.

Rappeler d’emblée aux nouveaux venus que le bizutage est un délit puni par la loi, qu’ils peuvent et doivent refuser toute demande des anciens considérée comme humiliante et qu’ils doivent en informer immédiatement le responsable d’établissement, un encadrant ou une personne désignée comme référente bizutage.

Et si un bizutage a tout de même lieu

Apporter son soutien aux victimes, les écouter, les protéger afin qu’elles ne soient pas obligées de renoncer à leur projet de sportif.

Organiser rapidement un conseil de discipline pour sanctionner les auteurs des faits. Les sanctions doivent être dissuasives pour ne pas entendre :
“Avant le conseil de discipline ils avaient peur, après ils « rigolaient »”
Paroles d’un témoin

La sanction est dissuasive et a valeur d’exemple car elle intervient rapidement. Ce n’est la plupart du temps pas le cas d’une plainte car le procès peut intervenir des années plus tard et les condamnations des auteurs des faits sont alors le plus souvent dérisoires quand la plainte n’est pas classée sans suite.

La victime a besoin d’obtenir réparation pour se reconstruire.

La prévention est indispensable, la signature d’une charte de bonne conduite aussi mais si le bizutage a tout de même eu lieu seule une réflexion avec les sportifs permettra une prise de conscience de la gravité des faits pour les victimes et de la justesse des sanctions.

Certains établissements mettent en place un comité d’éthique pour qu’une réflexion permette de comprendre ce que signifie vivre ensemble : respect de soi, de l’autre, tolérance, esprit critique…

Le bizutage prépare aussi au harcèlement dans le milieu du sport.

Est-il plus grave de sanctionner sévèrement le ou les bizuteurs ou de laisser la ou les victimes renoncer à une carrière de sportif de haut niveau ?